27/8/2008: Départ d'Amorgos pour Santorini à... 6 heures du matin. Décidément ces vacances ne sont pas très reposantes, en tout cas pour le moment. Rania nous dépose au bateau et nous voilà partis en direction de Naxos. Santorini et Amorgos n'étant pas reliées directement, un stop à Naxos est une étape quasi obligée (il existe d'autres possibilités mais plus longues). Cette fois-ci nous voyageons sur Blue Star Ferries et, là, c'est la liberté totale: pas de sièges attribués, on peut se balader partout, et surtout on peut fumer quasiment où on veut. Les 3 heures de trajet passent vite et on se retrouve sur le port de Naxos, pas très joli de prime abord, mais les ruelles situées derrière la première rangée de commerces valent le coup d'oeil. 4 heures à tuer donc on se promène avant de passer à table tôt pour le déjeuner: 11h30. Le resto que nous avons essayé est une excellente adresse (Café Ouzeri), située au bout du port, à l'opposé de l'embarcadère. Cuisine familiale, ambiance habitués, calamars excellents. 30€ pour deux personnes avec entrées et boissons. En guise d'au revoir, le patron des lieux, un bon vieux Grec à l'ancienne, me propose un verre d'ouzo ou de raki, au choix. Je choisis donc très logiquement ouzo ET raki puisque nous sommes deux, histoire de retester la nuance qui différencie ces deux breuvages...
15h30 environ, nous arrivons à Santorini après un trajet de 2 heures très agréable. Là encore, l'hôtel vient nous chercher au port et nous amène au village d'Imerovigli, vers le nord de l'île. Les villages d'Oïa et d'Imerovigli/Firostefani se disputent la réputation de "plus joli coucher de soleil du monde", avec vue sur la caldeira. Pour avoir testé les deux, j'ai une réelle préférence pour Imerovigli, bien plus tranquille. Arrangez-vous pour trouver un café bien placé (celui de la photo est le meilleur de tous: http://www.spiliotica.com/) et profitez du panorama. Les guides touristiques recommandent principalement Oïa, et pour cette raison des flots de visiteurs s'y déversent chaque soir, appareils photo et camescopes à la main, fixant le soleil de leurs objectifs. Ceci procure un sentiment étrange, entre l'émotion d'un moment de communion mystique et le ridicule d'une foule agglutinée observant un phénomène somme toute assez banale (rappelons que le soleil se couche tous les soirs...). Néanmoins, il est assez difficile de concevoir un séjour à Santorini sans cette étape incontournable.
Un mot sur l'hôtel Shine (http://www.shinehotel-santorini.com/): l'accueil y est excellent, les lieux sont très bien tenus et très propres. Les conseils du gérant (Argiris) sont extrêmement précieux pour éviter les restos à touristes qui constituent 90% de l'offre locale. Nous nous sommes donc rendus au Critikos (tous les locaux connaissent ce resto) le soir-même, en longeant la caldeira depuis l'hôtel jusqu'à Fira. Longue marche de 4 ou 5 kms, durant laquelle nous avons pris une centaine de photos tant l'endroit s'y prête. Cuisine Grecque, dégustation de vin de Santorini (très proche de notre muscat national) et échanges fort sympathiques avec Argiris qui nous avait rejoints entre temps. Retour au Shine en taxi: un trajet Fira-Imerovigli coûte 6€.
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